Les Spectacles d’Amélie

Des spectacles contemporains bien vivants
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    January 5th, 2010Ameliej'ai vu

    La bombe 2009 repérée au festival un certain regard à Cannes, No Ones Knows About Persian Cat est sur les écrans. Les chats persans est sans aucun doute le film central de cette rentrée 2010. Des jeunes adultes jouent du rock…Et alors ? et alors, en Iran, c’est interdit, censuré , illégal…tout comme le sujet du film qui a obligé le metteur en scène Bahman Ghobadi à tourner cacher, en quelques jours. Aujourd’hui, toute l’équipe est en exil en Europe.

    Ashkan et Negar veulent sortir du pays, pour ce faire, ils cherchent à organiser un concert pour financer les faux passeports, les faux visas et les vrais billets d’avion. Ils tournent autour des autorisations et des lois. L’Iran est ok pour un peu de musique, si c’est un groupe. Hors, ils ne sont que deux. Ils croisent alors Nader, super manager qui leur fait rencontrer les meilleurs musiciens underground du pays. Il faudra aller écouter un rappeur sur le toit d’un immeuble en construction, un groupe de musique populaire dans un champ, un groupe de métal dans une grange…

    Bahman Ghobadi , caméra d’or à Cannes en 2000 avec « Un temps pour l’ivresse des chevaux », deux fois Grand Prix à San Sebastian (« Les Tortues volent aussi » et « Half Moon »), est la bête noire des amis d’Ahmadinejad qui lui refusent toutes les autorisations. Alors, il a tourné ce film incroyable en 17 jours, caméra à l’épaule, dans des quartiers excentrés de Téhéran où l’on rencontre un panel extraordinaire de musiciens mettant en évidence ce paradoxe : à l’ère de la plus grande censure, les artistes continuent de jouer et chanter louvoyant entre cachettes, négociations financières, trocs en tous genres avec le régime.

    Le metteur en scène signe un acte de résistance politique au régime sans jamais le citer, mettant en avant l’absurdité des choses. Les chansons que les artistes isolent des délateurs à l’aide de caissons en boites d’œufs sont extrêmement politiques car elles ne parlent pas de politiques. Ce sont des Pop Song qui aspirent à être des Pop Song…mais en Iran, chanter et produire de la pellicule amène à l’exil. Les deux principaux protagonistes, les jeunes musiciens pop Ashkan et Negar, ont trouvé refuge à Londres, et le réalisateur en France.

    Les chats persans de Bahman Ghobadi avec Ashkan Koshanejad, Negar Shaghaghi… 1 h 41.

     

    http://www.laboiteasorties.com/2010/01/les-chats-persans-griffent-l%e2%80%99iran/

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    December 24th, 2009AmelieUncategorized

    Radio Muezzin
    Video Vilar

    retrouver ce média sur www.ina.fr

    http://www.ina.fr/art-et-culture/arts-du-spectacle/video/CAF89051864/jean-vilar-et-le-festival-d-avignon.fr.html

    Edward Bond

    • Ariane Mnouckine

    http://www.theatre-contemporain.tv/video/Conference-de-presse-du-13-juillet-2007#

    • Video Yalda Younès
      [dailymotion

    nolink]

    • Video Yann Fabre

    • Video Warlokowski

    http://www.festival-avignon.com/index.php?r=126&showYear=2009&showVideo=1504#selected_video

    • Photos Gitai

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    Stefan Kaegi ( Radio Muezzin)

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    November 17th, 2009Ameliej'ai vu

    Après Peer Gynt, Les Revenants et Brand, Stéphane Braunschweig poursuit sa confrontation avec l’œuvre d’Ibsen, en montant en miroir Rosmersholm avec Une maison de poupée.

    Nora est une femme pantin entre les mains de Torvald, son mari, un tyran domestique. Démarche saccadée et voix enfantine, elle est la danseuse de la boite à musique, dont le mari s’amuse à remonter le mécanisme. Elle possède cependant un grand secret, une dette autrefois contractée, avec laquelle elle estime tenir son époux.

    Il  y a d’abord la belle mise en scène de Stéphane Braunschweig qui vide la maison en même temps que Nora se libère de ses carcans. Il y a cette oppositionMaison de Poupée entre un mur gris immense et un loft blanc chirurgical. Il y a la danse de  Nora, qui s’ouvre à la folie comme son décor.

    Ensuite il y a des acteurs  époustouflants, on retrouve avec plaisir Philippe Girard qui quitte son rôle du Rodrigue du Soulier de Satin pour devenir ici un  médecin voyeur, Chloé Rejon en Nora attachante, Eric Caruso en mari satyre et sadique,  Annie Mercier en domestique pilier de  maison,  Thierry Paret en homme qui se venge et Bénédicte Cerutti en amie d’enfance trouble.

     Le tout est une très belle mise en scène qui pêche par sa trop grande bienveillance envers le texte.  L’ensemble  n’atteint pas la force de la mise en scène de Thomas Osteirmeir  qui, en 2004,  avait fait de maison de poupée une tragédie sanglante. Et pourtant, le choc de maison de poupée devrait résider dans l’actualité. Le droit des femmes dans les sociétés occidentales est encore plein de lacunes sur le salaire et l’accès au pouvoir.  Le texte devrait également résonner aujourd’hui, dans  notre monde  qui est un monde d’achats, où le manque d’argent  produit une immense angoisse.

     Maison de PoupéeStéphane Braunschweig tente de partir  de ces textes anciens pour porter un regard sur le monde d’aujourd’hui en faisant enfiler un jean basique et des baskets d’adolescente à Nora pour la situer au XXIe siècle. Cela n’a d’effet que de provoquer une inadéquation totale entre son combat et son costume.  Ici, la tragédie ne surgit que trop rarement dans l’appartement blanc provoquant des moments d’ennui et d’agacement. Reste une mise en scène superbe et des moments de grâces qui valent largement de saluer le metteur en scène et ses comédiens.

     

     

     Une maison de poupée, mardi 19h30, jeudi 20h30, samedi 17h, dimanche 15h30. Le samedi et le dimanche en intégrale. Au Théâtre de la Colline, 15 rue Malte Brun, 75020 Paris. Tél : 01 44 62 52 52

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    October 22nd, 2009Ameliej'ai vu

     

    Transfert réussi au Petit Montparnasse.

    Appliquer les idées

    Zurick, au début du XXe siècle. Yung a lu Freud et décide d’appliquer ses méthodes à une cure… la cure par la parole. Désignée comme hystérique, Sabina Spielrein est incarnée littéralement par une Barbara Schulz immense. Première patiente du charismatique docteur Yung (Samuel Le Bihan), elle est enfermée dans un hôpital où une infirmière (Candice Crosmary) la malmène. Yung va la prendre comme analysante, en la sortant des méthodes cœrcitives et humiliantes qui étaient le lot des hôpitaux avant la psychanalyse. Sabina Spielrein est au centre de cette histoire, passant de patiente à analyste.

    Un décor jeu de construction

    Didier Long place l’inconscient dans son décor blanc incliné, en y insérant des tiroirs et des portes qui dévoilent la difficulté de la relation à l’autre. Le spectateur plonge dans les débuts de la psychanalyse, via un triptyque. La première partie du spectacle donne à voir les progrès fulgurants de Sabina et de la méthode dans la relation analysant/analyste. Puis, rapidement, Yung tombe amoureux de sa patiente et Christopher Hampton dévoile aux spectateurs la question de la thérapie de contrôle. Que doit faire un analyste de ce qu’il reçoit ? Enfin, lors d’une séance de treize heures, Freud décrypte les rêves de Yung. Tout n’est-il que sexualité ? Otto Gross, drogué et amant de ses patientes, semble lui aussi dire que oui, venant bousculer les certitudes de Yung qui cède face à celle qui théorisera la relation entre érôs et thanatos. Il est submergé par son désir pour Sabina pendant que Madame Yung donne la vie à ses enfants.

    Heureux voyeurisme

    Voilà une pièce sublime autour de la relation au désir, de Yung envers la patiente qu’il a fait revivre en délaissant sans la quitter sa femme (Léna Bréban) qui lui est acquise. C’est par la relation avec ses femmes que Yung dépasse les idées de son maitre, Freud (Bruno Abraham-Kremer), en inventant la notion d’inconscient collectif. Nous sommes aussi ce que notre civilisation fait de nous : Parole et Guérison fait de nous des spectateurs heureux face à une pièce sans fautes qui dévoile l’intimité des séances de psychanalyse, comme si nous étions un peu voyeurs… 

    Du 02/09/2009
    au 31/12/2009270572-alexandre-zambeaux-a-la-repetition-637x0-3
    Du mardi au vendredi à 20h30, samedi à 17h et à 20h30, dimanche à 15h30.
     
    Petit Montparnasse
    31, rue de la Gaité
    75014 PARIS
    Métro Edgar-Quinet
     
    Tarif : 18€ / 32€ / 46€ / 50€
     
    Réservations :
    01 43 22 77 74
     

       
    Parole et Guérison


    Petit Montparnasse (PARIS)
    de Christopher Hampton
    Mise en scène de Didier Long
    Avec Barbara Schulz, Samuel Le Bihan, Bruno Abraham-Kremer, Léna Breban, Alexandre Zambeaux, Candice Crosmary

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    Joie, bonheur, la grande nuit est arrivée, pas question de s’y plonger dans la foule, c’est à minuit que nous entrons dans les Buttes Chaumont.

    00h15 : des parapluies rouges, des LED sur l’eau, des échafaudages

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    Au programme des déambulations de performers, des installations…la fête !
    au réel, un squat bière et roulade sur la pelouse , nous fûmes fort déçus bien que les installations soient fort jolies. Il y a encore trop de monde.

    1H- Le 104

    Lieu trendy de la création contemporaine, le 104 fêtait cette nuit à l’occasion de la Nuit Blanche ses ans. Bon anniversaire !
    Nous sommes arrivés dans un espace en errance, un bal avait eu lieu, cadavres de bouteilles de bières à l’appui (la nuit Blanche serait-elle sponsorisée par Heineken ?) Le lieu n’est pas mis en lumière, ni en son, c’est à 104 comme d’hab qui s’offre à nous. Plusieurs installations sont proposées pour l’occasion…
    La première est un film de Jespert Just , un personnage fantôme ère dans une île déserte/bateau. Images superbes, histoire déconcertante, sans plus.
    La seconde est une installation de Fionna Banner qui propose durant 1H un défilé de photos d’avions de guerre sur les musiques de film.La guerre c’est mal…ok..Merci le 104 !
    Il y en avait d’autres, mais nous n’avons pas pu entrer ou alors j’ai oublié…
    Nous avons laissé une jeune femme vomir sa bière dans la cour pavée du 104 , était-ce enfin une performance vivante ?

    2h30- La Mosquée de Paris

    Désespérés, nous revenons aux valeurs sures : détourner un lieu religieu pour y mettre litaniesde l’art contemporain.
    L’installation « litanie » de Sarkis.à la Mosquée de Paris ne nous fait pas mentir, d’abord, nous entrons dans ce lieu dont nous ne connaissions que le café. Nous sommes saisis par la beauté, cour carrée, mosaïquée, sculptée, sur l’un des murs est projeté un cheval étrange, dans une seconde salle qui mène à la salle de prière, fermée mais dont nous pouvons apercevoir l’immense beauté, une double installation proposé un récit de textes de morts associés à une projection olfactive, de la rose. La rose et la mort à la frontière du religieux. Magique. Le texte nous dérange, nous surprend, enfin !

    3H- Notre Dame de Paris

    Forts de notre premier détournement de lieu de culte, nous nous rendons à la grande cathédrale, ou se trouvent des sculptures lumineuses de l’artiste Sylvie Fleury
    Loin d’êtres pertinentes, bien que jolies, les installations ne sont la que par prosélytisme, toujours pas d’humains dans cette nuit blanche, à part la foule.

    3h30- Marais

    Par habitude nous finissions nos nuits blanche par le marais. Chaque année des artistes nous surprend, Sir Alice et ses poupées de cire en 2005, Eloise Fornieles dansant toute la nuit dans le sang l’année dernière
    Cette année, rien de cela, pas de Tuileries en feu, pas de comédiens sur échasses qui vous susurrent des mots dans le noir à la madeleine…juste quelques vidéos pourries dans des lieux déserts pour Tel Aviv, ville invitée, un joli arbre dans une jolie cours, une jolie vidéo quasi immobile dans un joli jardin…
    La nuit Blanche 2009 n’a pas révolutionné le spectacle vivant, dommage..

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    September 6th, 2009AmelieAvignon, point de vue

    Affiches décrochées, théâtres fermés, la programmation 2010 se prépare sur les héritages de l’édition qui a été clôt dans la joie et l’allégresse le 31 juillet dernier. Le festival OFF est heureux, mais les compagnies le sont elles aussi ?

    Affichage, tractage, racolage : mode d’emploi destiné à tous ceux qui veulent “Faire Avignon”

    Trouver un théâtre

    Pour donner du rêve à un public nombreux, il faut un théâtre. Comme par enchantement, cours d’immeubles, DOJO et autres parkings se transforment en théâtres de fortune, louant pour trois semaines des créneaux horaires à des prix exorbitants : jusqu’à 15 000 euros pour avoir le luxe de se produire une heure, chaque jour, dans la grande et belle chapelle du collège de la Salle.

    Dormir

    Une compagnie qui joue est une compagnie qui dort. Avant même de poser un pied à Avignon, les compagnies sont toutes à la recherche d’un toit. La magie du festival opère à plein : les loyers de la petite ville bourgeoise de province prennent l’allure de ceux du VIIe arrondissement de Paris.

    Un beau spectacle, de beaux décors…

    Jouer, mais jouer joli, avec un beau décor..qui, encore un tour de magie dans la cité du spectacle, se déplace , sur les autoroutes de France, sans facture ni garantie. Les 980 décors des 980 spectacles ont comme chaque année voyagé en voitures surchargées, en squattant les portes bagages du TGV, où grâce à des routiers sympas qui se font des extras en vendant 80 euros sous le manteau le mètre cube de camion, sans assurance casse et annulation à l’arrivée.
    « Faire Avignon »: oui, se ruiner non. Alors, pour se payer les billets retours, les compagnies doivent résoudrent l’équation de la rentabilité et venir à Avignon avec des valeurs sûres : une pièce de boulevard jouée des milliers de fois à Paris comme Du Rififi à la Morgue. Rivaliser d’ingéniosité, de titres alléchants - Ma voisine ne suce pas que de la glace – d’affiches évocatrices - Faites l’amour avec un belge et son affiche rébus où le sexe de madame est associé au cornet de frites. D’autres, dans un style différent, viennent à Avignon avec un texte d’auteur célèbre ou une tête d’affiche. La brèche est étroite pour ceux qui osent encore défendre une jeune création

    Jouer c’est bien, communiquer c’est mieux

    Une empreinte écologique délaissée

    Notre compagnie une fois bien installée, doit se faire connaître et communiquer. Le Off a pour cela demandé cette année aux compagnie des 980 spectacles d’éditer 20 000 tracts : au total vingt millions ont recouvert la vieille cité. Cette abondance inconsidérée est aberrante à l’heure où les entreprises et les administrations ont définitivement changé d’attitude face aux documents imprimés. Le papier est-t-il recyclable ? L’encre est-elle nocive ? Peut-on minimiser l’empreinte carbone du transport ?  La compagnie qui « fait Avignon » n’a ni le temps ni le luxe de se poser de tels problèmes. Qu’importe si le tract est imprimé en Pologne, livré à Paris puis transporté en voiture jusqu’à Avignon, tant qu’il entre dans un budget minimaliste.

    Le festival OFF est le TF1 du Théâtre

    Pendant ce temps, le Off se fixe comme seul critère le nombre de spectateurs. Cette année il s’est vendu 35 240 cartes off : un record qui laisse supposer un nombre record de spectateurs. En s’enfermant dans une logique d’audience, « Le plus grand théâtre du monde » du regretté André Benedetto serait-il devenu le TF1 du théâtre ? Il serait temps que le Festival Off devienne mature, et mesure son succès selon des critères plus responsables, qui ne l’entraîne pas loin des motivations de sa genèse.
    Les critères du succès du festival off doivent englober les problèmes structurels qui dépassent de loin les frêles épaules d’une compagnie de théâtre. C’est bien au Festival Off qu’il appartient de penser le transport, le logement, d’affronter ces questions, d’anticiper les problèmes : Accords avec des imprimeurs locaux, réservations de résidences étudiantes vides en juillet, conclusion de contrat avec des transporteurs etc.
    Il est peut-être temps que l’organisation du Off dépasse son statut de Gentil Organisateur, et prenne conscience de sa responsabilité sociale et environnementale, face aux compagnies, à la ville d’Avignon, et à l’environnement.

     

    Cet article a été édité dans le journal de l’actualité spectaculaire avignonnaise ”Poursuite”,  du mois d’octobre 2009.

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    Appel à la prière

    Hier soir, sortie au théâtre, au superbe cloître des Carmes pour “radio muezzin”

    Projecteurs, noir, quatre hommes se placent sur les hauteurs du cloître, surplombé par le clocher de l’église des Carmes et orné de gargouilles sorties de l’enfer. Ils commencent à appeler à la prière, comme ils le font chaque jour, dans leur ville,au Caire. L’instant est magique, le voyage réel.

    Un témoignage sur l’enseignement du Coran au Caire ou un pamphlet anti-israélien?

    Le spectacle se déroule de la sorte, chaque muezzin raconte son travail, et sa vie, et sa pratique religieuse ( gestes, textes, origines).

    Également, tous racontent comment ils sont devenus Muezzin.Le premier dit que c’est en voyant un bébé mourir dans les bras de sa mère à Gaza, s’en suit d’autres informations manichéennes sur l’histoire d’Israël, nous apprenons que la guerre des six jours a eu lieu en”1973″ et qu’elle a été ” gagnée par l’Egypte”.

    Le spectacle est alors un bon témoignage sur les médias en Égypte,ce qui n’est pas une découverte en soi… mais est-ce le rôle d’un spectacle?

    Un spectacle ou un communiqué de presse?

    Pendant une longue heure à laquelle s’ajoutent quinze interminables minutes, ces hommes, qui ne sont pas comédiens, expliquent les rites et interdits de leur religion.

    Le but du spectacle est dire la fin d’un monde, le gouvernement ayant décidé d’unifier le chant des Muezzin, la prière sera appelée par un seul Muezzin, dont la voix sera amplifiée dans toute la ville.

    Le but est de dénoncer ..mais dénoncer quoi? un emploi bénévole, non qualifié, fatiguant..où est le problème?Est-ce  parce que l’emploi est religieux qu’il doit être précaire et immuable?

    Je suis sortie estomaquée de ce non-spectacle, pensé comme un “docu-théâtre” , il y avait  dans ce spectacle un coté zoo, bon sauvage, temps des colonies..le public riant à des moments étonnants, par exemple, l’un des muezzin explique le rythme des prières calé sur la lune, ce qui nécessite pour chaque ville d’avoir un code qui permet à chaque fidèle de savoir à quelle heure a lieu la prière où qu’il soit. Cette idée d’horaire changeant en fonction de la lune a beaucoup amusé le public.

    Choquée par le public, dérangée par le jeu, je me suis sentie  prise en otage, comment quitter  le public alors que sur scène se trouvent des hommes , non comédiens, qui racontent leur vie?

    Approchez mesdames et messieurs, nous allons vous montrer les musulmans..

    J’ai espéré qu’aucun musulman n’ait été présent dans la salle au moment où les américaines qui m’accompagnaient ont trouvé le  “show” …” so exotic”!

    Et de me dire que la question de l’enseignement des religions à l’école laïque et républicaine n’est pas encore résolue…

    Comme le dit Marie-José Sirach dans l’Humanité ” Évacuer l’art de la profanation et de la politique, et le théâtre perd tout son sens. Or le théâtre aide à penser. Pas à prier.”

    oh my god!

    Plus d’informations sur le spectacle.

    Mise en scène
    Stefan Kaegi
    Musique
    Mahmoud Refat
    Vidéo
    Bruno Deville, Shady George Fakhry
    Dramaturgie
    Laila Soliman
    Assistanat à la mise en scène
    Dia’Deen Helmy Hamed
    Scénographie
    Mohamed Shoukry
    Lumière
    Sven Nichterlein, Saad Samir Hassan

    Avec
    Abdelmoty Abdelsamia Ali Hindawy, Hussein Gouda Hussein Bdawy, Mansour Abdelsalam, Mansour Namous, Mohamed Ali Mahmoud Farag, Sayed Abdellatif Mohamed Hammad

    Production
    Hebbel am Ufer (Berlin), Institut Goethe d’Égypte
    Coproduction
    Festival d’Avignon, Festival d’Athènes et Épidaure, Bonlieu Scène nationale Annecy, Steirischer Herbst Festival (Graz), Zürcher Theater Spektakel (Zürich)
    Avec le soutien
    de la Fondation fédérale allemande de la Culture, Pro Helvetia Fondation suisse pour la culture, du Département des Affaires culturelles de la Mairie de Berlin-Sénat Chancellerie
    En coopération
    avec El Sawy Culturewheel (Le Caire)

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    Festival d’Avignon - du 07 au 29 juillet 2009
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    July 24th, 2009AmelieAvignon, point de vue

    Quand l’histoire s’invite au festival

    Diner en VO avec Jesse Longman, une jeune metteure en scène, new yorkaise, et mes amis les plus proches dans la  cour carrée, classée , de la collection Lambert pour l’art contemporain, avec  aux platines, l’excellent Matthieu Matsa Llorca.

    L’eau, l’air , la vie..la guerre

    Le festival a comme invité l’excellent Wadji Mouhamad, qui né au Liban a fui la guerre et réside aujourd’hui au Quebec, s’en suit une programmation trés noire, trés torturée, où les auteurs notamment Warlikowski , veulent remplacer historiens et philosophes.

    Le sujet excuse t-il la non-création?

    C’est là, dans la jolie cour, que mon ami Jeff posa la seule question valable de ce festival: parler de la mort  autorise t-il à remplacer le théâtre par des conférences?

    Israël Galvan et Amos Gitai parlent tous deux de la même chose: la mort des hommes , la fin des temps. Tous deux proposent une mise en scène totalement neuve et originale. En parallèle mon adoré Warlikowski choisit de traiter la mémoire juive en Pologne..cela sonne comme mon sujet de thèse..c’est dire! et la, si la sénographie est belle , elle n’est pas neuve, elle semble volée à Ostermeir. Sur scène , j’assiste à une conférence douteuse sur la Shoah.

    L’égalité entre les morts.

    Warlikowski affirme: Un mort en vaut un autre.

    Certes, c’est joli..mais un bébé gazé vaut-il un militaire mort au combat?

    oui.

    Mais les raisons de leurs deux morts si elles ont en commun l’insupportable portent des idéologies différentes que l’historien sait distinguer pour encore plus les mettre en valeur et réhabiliter la mort de chacun.

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    L’artiste a une parole politique.

    Et il l’a toujours eu.
    Dans le spectacle Sarkophonie, Rafaele Arditti, loin de faire une caricature de notre cher président, ose réhabiliter la fonction politique du clown

    “En tordant le langage, Rafaële fait passer les discours aux aveux et  redonne ainsi au clown sa fonction politique de « fou du roi », sans pour autant être la folle d’aucun roi, mais une citoyenne pensante. Elle utilise ce que les hommes politiques ne peuvent utiliser : le pied de nez, la grimace, le grotesque, tout le sac à malice des pièges à vérités officielles. ” ( Dossier de Presse Sarkohonie)

    Il est donc possible de mettre en scène l’histoire mais l’artiste ne peut pas devenir historien. Parler d’un sujet dit  “grave” ne doit pas faire perdre de vue que la création est toujours un acte difficile qui demande gestation, réflexion et production.

    Comme le disait la jolie New-Yorkaise, it’s Hard to make art…that’s art…!

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    July 23rd, 2009AmelieAvignon, j'ai vu

    Chef d’œuvre dans la carrière Boulbon

    Israël Galvan met en scène pour la carrière Boulbon ” El Final de estado de cosas, redux”, un solo de flamenco contemporain,  ou le chant envahit la pierre sur fond de musique Jazz, heavy metal, et gaita andalouse.

    Danse avec la mort.

    Dans ce festival qui a pour thème la guerre, Israel Galvan choisit de nous présenter un solo époustouflant où la poussière devient objet. Il danse avec le bois, le bois des tambours, le bois des cercueils. Israel Galvan raconte que depuis petit il danse et lit la Bible avec son père, notamment les versets de l’Apocalyse de Jean.

    Violence biblique

    Dans ce solo , Israel Galvan est entouré d’une dizaine de musiciens, ils entrent sur scène en procession,laissent Galvan seul qui se met à danser comme un fantôme, masqué, sur un carré de poussière. Il revient aux origines, avant de laisser entrer les musiciens.

    Danser contre la guerre et danser contre la mort

    Une élève de Galvan Yalda Yunes lui a envoyé une vidéo où elle danse sur le son des bombes et des mitraillettes lors de la première guerre du Liban.

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    La danse est le plus bel engagement pour la paix possible, elle danse resserrée, sans effet, c’est à tomber .

    Israël Galvan s’inspire de la danse de Yalda pour lui,lutter contre la mort tel un torero.

    Magique.

    israelgalvan.com

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    July 19th, 2009AmelieUncategorized

    Gauche caviar, boboisation rampante, culture culturo-centrique, Bastille sur Rhône…. Oui, peut être un peu… mais moi, j’adore le verger !!!

    Le Verger : le principe

    Verger Urbain V - AvignonLes spectacles qui jouent leur première dans le In fête cela dignement lors d’une petite sauterie courue, dans les jardins suspendus du palais des papes, le jardin Urbain 5. Cela donne plusieurs centaines de personnes heureuses de se retrouver dans un lieu magique, en pleine fraîcheur de la nuit avignonaise, et qui refont le monde du théâtre contemporain jusqu’au lever du jour.

    Pour donner de quoi discuter, le In prévoit un buffet champêtre et provençal que personne ne boude, en particulier ces abricots du roussillon si fruités.

    Le Verger de la SACD

    La SACD anime l’une de ces fabuleuses soirée chaque année, et c’est avec joie que j’obtins le précieux sésame me menant vendredi soir jusqu’au jardin suspendu. Verre de perrier et abricot à la main, j’ai passé une soirée superbe qui me rappelle à quel point j’aimerais emné mes spectacles et ma petite personne dans des aventures du côté du théâtre subventionné.

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