Les Spectacles d’Amélie Des spectacles contemporains bien vivants
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    June 25th, 2009AmeliePolitiques culturelles à Paris

    La communication d’un spectacle n’est pas une recette fixe.

    Je m’apprêtais à poster un article coup de gueule sur la question des minimus garantis à Paris quand la semaine dernière, l’utra New-Yorkais Matt Zebrowski, batteur du quintet The Flail me dit, une heure avant de jouer à la Cité Internationale, devant un pastis tout à fait marseillais ” ce n’est pas la peine d’aller tracter, c’est une date payée, c’est à eux de remplir”.

    La Cité Internationale fait salle comble pour The Flail

    Le New-Yorkais m’avait donné la leçon, la salle était suffocante tellement elle était pleine.

    Le concert fut évidement grandiose tant ces gars ont le don de creer des standarts à la minute où ils commencent à jouer.

    Les théâtres privés ne peuvent pas survivre sans les compagnies

    Si les scènes subventionnées paient, achetent, force est de constater que la pluspart des compagnies parisiennes joue nt dans les théâtres privés parisiens. J’en ai fais les frais de négociations assez rudes pour tenter de faire baisser les prix. Les théâtres pratiquent le “minimum garanti”. Les compagnies doivent payer l’équivalent d’un nombre de place plein tarif, pour une salle de 100 places, le minimum peut être de 300 euros par soir.

    La solution pour les théâtres passe par la location de leurs salles

    François Tessier donne une explication claire du problème:

    La création culturelle théâtrale peut difficilement vivre sans subvention. Mais il n’y a pas d’aide réelle à la création artistique : la construction de décors, la location de lieux, les répétitions’ tout cela n’est pas rémunéré. Il faut donc intégrer ces charges dans les projets qui sont montés.
    Autre point : nous devons faire face à un nombre important d’entrées et de sorties de trésorerie. Il faut donc veiller de très près à ne pas se trouver face à un manque de disponibilités. L’essentiel de nos charges est représenté par les frais de personnel (les comédiens, les régisseurs) et par ceux liés aux locaux.

    les compagnies doivent payer pour jouer

    Le minimum garanti est calculé sur une recette virtuelle. La compagnie paie la totalité du minimum garanti. Hors, surtout lors des premières dates, la compagnie doit jouer des invitations et des réductions, il est trés rare, pour le théâtre contemporain, que le minimum garantis soit atteint.

    Le système provoque la non-implication des théâtres dans le soutien à leur programmation.

    Les théâtres , payés se retrouvent dans la posture du marin qui reste à quai ( décidement, merci Ken Loach!), tranquilles, sans prise de risques, ils ne prennent en charge ni les affiches , ni les tracts et font une communication minimum. La compagnie se retrouve avec des moyens aussi minimum que le garantis qui n’en porte que le nom à supporter toute la communication. Quand on sait qu’un encart pub dans la terrasse coute 900 euros, les méthodes se limitent à des events facebook, e-mailing et coups de fils..

    La solution est-elle hors de Paris?

    Heureusement, de certains lieux, comme le théâtre de l’orme avec lequel je bosse actuellement, pratiquent le partage de recette 50/50.

    Egalement, la banlieue offre de joyeux secours, l’Avant Scène à Rueil offre aux artistes la possibilités de résidences, show case…dans un lieu immense.

    Mais…la quadrature du cercle reste entière..les programmateurs travaillent à Paris et ne se déplacent que peu en dehors des murs..sauf lors festival d’Avignon…

    On a pas fini de payer et de perdre de l’argent!

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    June 14th, 2009Ameliej'ai vu

    Week-end culture comme toujours.

    Samedi soir, perchée dans une loge trop haute à l’Odeon, ni l’inconfort, ni la longueur, 3H30, de « La Dame de Chez Maxime » ne m’ont arrêtée. Attention, chef d’œuvre, coup de maître !

    La Dame de Chez Maxime à l’Odeon : le Boulevard de luxe!

    Sivadier armé de Nicolas Bouchaud arrive à faire éclater de rire l’Odéon blindé pendant tout le spectacle, à coups de « ciel ma femme ! » dont Feydeau a le secret.
    La Mise en scène magnifique : les célèbres portes qui claquent sont ici suspendues aux cintres, elles volent d’ailleurs comme des trapèzes et on se prend d’entrée à cette intrigue loufoque .

    Ken Loach et Cantona font rocker la comédie

    Dimanche soir, fin de week-end dans la climatisation du MK2 Nation, pour « Le dernier Ken Loach ». Et, la , la claque, Ken Loach fait dans la comédie ! Peut être ma naissance en PACA me fait me sentir trés concernée quand il s’agit d’Eric Cantona ( Avé l’assent !!!té !)!

    Le film est barré, le personnage principal, un peu dépressif mais entouré d’une belle bande de potes , retrouve son premier amour au moment où il doit effectuer une vengeance burlesque accompagné d’un ange gardien sous la forme de Cantona. C’est sensible, joli et trés drôle.

    En résumé, ce week-end, j’ai ri !

    C’est quand même agréable se voir les créateurs les plus contemporains et les plus militants s’engager complétement , sans retenue pour faire emerger du rire dans un climat où on en a bien besoin.

    • Où voir la Dame de chez Maxime?

    Théâtre de l’Odéon jusqu’au 25 juin- Place de l’Odéon – 6e-01 44 85 40 40.
    Texte de GEORGES FEYDEAU
    mise en scène JEAN-FRANCOIS SIVADIER

    collaboration artistique : Nicolas Bouchaud, Véronique Timsit, Nadia Vonderheyden
    scénographie : Daniel Jeanneteau, Jean-François Sivadier, Christian Tirole
    lumière : Philippe Berthomé assisté de Jean-Jacques Beaudouin
    costumes : Virginie Gervaise
    décor : Amélia Holland
    maquillage, perruques : Arnaud Ventura
    son : Cédric Alaïs, Jean-Louis Imbert
    chant : Pierre-Michel Sivadier
    travail sensible : Vincent Rouche et Anne Cornu
    assistante à la mise en scène : Véronique Timsit
    régisseur général : Dominique Brillault
    avec Nicolas Bouchaud, Cécile Bouillot, Stephen Butel, Raoul Fernandez, Corinne Fischer, Norah Krief, Nicolas Lê Quang, Catherine Morlot, Gilles Privat, Anne de Queiroz, Nadia Vonderheyden, Rachid Zanouda et Jean-Jacques Beaudouin, Christian Tirole.

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