Les Spectacles d’Amélie Des spectacles contemporains bien vivants
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    October 22nd, 2009Ameliej'ai vu

    Transfert réussi au Petit Montparnasse.

    Appliquer les idées

    Zurick, au début du XXe siècle. Yung a lu Freud et décide d’appliquer ses méthodes à une cure… la cure par la parole. Désignée comme hystérique, Sabina Spielrein est incarnée littéralement par une Barbara Schulz immense. Première patiente du charismatique docteur Yung (Samuel Le Bihan), elle est enfermée dans un hôpital où une infirmière (Candice Crosmary) la malmène. Yung va la prendre comme analysante, en la sortant des méthodes cœrcitives et humiliantes qui étaient le lot des hôpitaux avant la psychanalyse. Sabina Spielrein est au centre de cette histoire, passant de patiente à analyste.

    Un décor jeu de construction

    Didier Long place l’inconscient dans son décor blanc incliné, en y insérant des tiroirs et des portes qui dévoilent la difficulté de la relation à l’autre. Le spectateur plonge dans les débuts de la psychanalyse, via un triptyque. La première partie du spectacle donne à voir les progrès fulgurants de Sabina et de la méthode dans la relation analysant/analyste. Puis, rapidement, Yung tombe amoureux de sa patiente et Christopher Hampton dévoile aux spectateurs la question de la thérapie de contrôle. Que doit faire un analyste de ce qu’il reçoit ? Enfin, lors d’une séance de treize heures, Freud décrypte les rêves de Yung. Tout n’est-il que sexualité ? Otto Gross, drogué et amant de ses patientes, semble lui aussi dire que oui, venant bousculer les certitudes de Yung qui cède face à celle qui théorisera la relation entre érôs et thanatos. Il est submergé par son désir pour Sabina pendant que Madame Yung donne la vie à ses enfants.

    Heureux voyeurisme

    Voilà une pièce sublime autour de la relation au désir, de Yung envers la patiente qu’il a fait revivre en délaissant sans la quitter sa femme (Léna Bréban) qui lui est acquise. C’est par la relation avec ses femmes que Yung dépasse les idées de son maitre, Freud (Bruno Abraham-Kremer), en inventant la notion d’inconscient collectif. Nous sommes aussi ce que notre civilisation fait de nous : Parole et Guérison fait de nous des spectateurs heureux face à une pièce sans fautes qui dévoile l’intimité des séances de psychanalyse, comme si nous étions un peu voyeurs…

    Du 02/09/2009
    au 31/12/2009270572-alexandre-zambeaux-a-la-repetition-637x0-3
    Du mardi au vendredi à 20h30, samedi à 17h et à 20h30, dimanche à 15h30.

    Petit Montparnasse
    31, rue de la Gaité
    75014 PARIS
    Métro Edgar-Quinet

    Tarif : 18€ / 32€ / 46€ / 50€

    Réservations :
    01 43 22 77 74

    Parole et Guérison


    Petit Montparnasse (PARIS)
    de Christopher Hampton
    Mise en scène de Didier Long
    Avec Barbara Schulz, Samuel Le Bihan, Bruno Abraham-Kremer, Léna Breban, Alexandre Zambeaux, Candice Crosmary

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    Joie, bonheur, la grande nuit est arrivée, pas question de s’y plonger dans la foule, c’est à minuit que nous entrons dans les Buttes Chaumont.

    00h15 : des parapluies rouges, des LED sur l’eau, des échafaudages

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    Au programme des déambulations de performers, des installations…la fête !
    au réel, un squat bière et roulade sur la pelouse , nous fûmes fort déçus bien que les installations soient fort jolies. Il y a encore trop de monde.

    1H- Le 104

    Lieu trendy de la création contemporaine, le 104 fêtait cette nuit à l’occasion de la Nuit Blanche ses ans. Bon anniversaire !
    Nous sommes arrivés dans un espace en errance, un bal avait eu lieu, cadavres de bouteilles de bières à l’appui (la nuit Blanche serait-elle sponsorisée par Heineken ?) Le lieu n’est pas mis en lumière, ni en son, c’est à 104 comme d’hab qui s’offre à nous. Plusieurs installations sont proposées pour l’occasion…
    La première est un film de Jespert Just , un personnage fantôme ère dans une île déserte/bateau. Images superbes, histoire déconcertante, sans plus.
    La seconde est une installation de Fionna Banner qui propose durant 1H un défilé de photos d’avions de guerre sur les musiques de film.La guerre c’est mal…ok..Merci le 104 !
    Il y en avait d’autres, mais nous n’avons pas pu entrer ou alors j’ai oublié…
    Nous avons laissé une jeune femme vomir sa bière dans la cour pavée du 104 , était-ce enfin une performance vivante ?

    2h30- La Mosquée de Paris

    Désespérés, nous revenons aux valeurs sures : détourner un lieu religieu pour y mettre litaniesde l’art contemporain.
    L’installation « litanie » de Sarkis.à la Mosquée de Paris ne nous fait pas mentir, d’abord, nous entrons dans ce lieu dont nous ne connaissions que le café. Nous sommes saisis par la beauté, cour carrée, mosaïquée, sculptée, sur l’un des murs est projeté un cheval étrange, dans une seconde salle qui mène à la salle de prière, fermée mais dont nous pouvons apercevoir l’immense beauté, une double installation proposé un récit de textes de morts associés à une projection olfactive, de la rose. La rose et la mort à la frontière du religieux. Magique. Le texte nous dérange, nous surprend, enfin !

    3H- Notre Dame de Paris

    Forts de notre premier détournement de lieu de culte, nous nous rendons à la grande cathédrale, ou se trouvent des sculptures lumineuses de l’artiste Sylvie Fleury
    Loin d’êtres pertinentes, bien que jolies, les installations ne sont la que par prosélytisme, toujours pas d’humains dans cette nuit blanche, à part la foule.

    3h30- Marais

    Par habitude nous finissions nos nuits blanche par le marais. Chaque année des artistes nous surprend, Sir Alice et ses poupées de cire en 2005, Eloise Fornieles dansant toute la nuit dans le sang l’année dernière
    Cette année, rien de cela, pas de Tuileries en feu, pas de comédiens sur échasses qui vous susurrent des mots dans le noir à la madeleine…juste quelques vidéos pourries dans des lieux déserts pour Tel Aviv, ville invitée, un joli arbre dans une jolie cours, une jolie vidéo quasi immobile dans un joli jardin…
    La nuit Blanche 2009 n’a pas révolutionné le spectacle vivant, dommage..

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