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January 5th, 2010j'ai vuLa bombe 2009 repérée au festival un certain regard à Cannes, No Ones Knows About Persian Cat est sur les écrans. Les chats persans est sans aucun doute le film central de cette rentrée 2010. Des jeunes adultes jouent du rock…Et alors ? et alors, en Iran, c’est interdit, censuré , illégal…tout comme le sujet du film qui a obligé le metteur en scène Bahman Ghobadi à tourner cacher, en quelques jours. Aujourd’hui, toute l’équipe est en exil en Europe.
Ashkan et Negar veulent sortir du pays, pour ce faire, ils cherchent à organiser un concert pour financer les faux passeports, les faux visas et les vrais billets d’avion. Ils tournent autour des autorisations et des lois. L’Iran est ok pour un peu de musique, si c’est un groupe. Hors, ils ne sont que deux. Ils croisent alors Nader, super manager qui leur fait rencontrer les meilleurs musiciens underground du pays. Il faudra aller écouter un rappeur sur le toit d’un immeuble en construction, un groupe de musique populaire dans un champ, un groupe de métal dans une grange…
Bahman Ghobadi , caméra d’or à Cannes en 2000 avec « Un temps pour l’ivresse des chevaux », deux fois Grand Prix à San Sebastian (« Les Tortues volent aussi » et « Half Moon »), est la bête noire des amis d’Ahmadinejad qui lui refusent toutes les autorisations. Alors, il a tourné ce film incroyable en 17 jours, caméra à l’épaule, dans des quartiers excentrés de Téhéran où l’on rencontre un panel extraordinaire de musiciens mettant en évidence ce paradoxe : à l’ère de la plus grande censure, les artistes continuent de jouer et chanter louvoyant entre cachettes, négociations financières, trocs en tous genres avec le régime.
Le metteur en scène signe un acte de résistance politique au régime sans jamais le citer, mettant en avant l’absurdité des choses. Les chansons que les artistes isolent des délateurs à l’aide de caissons en boites d’œufs sont extrêmement politiques car elles ne parlent pas de politiques. Ce sont des Pop Song qui aspirent à être des Pop Song…mais en Iran, chanter et produire de la pellicule amène à l’exil. Les deux principaux protagonistes, les jeunes musiciens pop Ashkan et Negar, ont trouvé refuge à Londres, et le réalisateur en France.
Les chats persans de Bahman Ghobadi avec Ashkan Koshanejad, Negar Shaghaghi… 1 h 41.
http://www.laboiteasorties.com/2010/01/les-chats-persans-griffent-l%e2%80%99iran/
Tags: Ahmaninejad, Bahman Ghobadi, Censure, dictature, exil, Les chats persans, No Ones Knows About Persian Cat, pop rock, rock -
