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September 6th, 2009Avignon, point de vueAffiches décrochées, théâtres fermés, la programmation 2010 se prépare sur les héritages de l’édition qui a été clôt dans la joie et l’allégresse le 31 juillet dernier. Le festival OFF est heureux, mais les compagnies le sont elles aussi ?
Affichage, tractage, racolage : mode d’emploi destiné à tous ceux qui veulent “Faire Avignon”
Trouver un théâtre
Pour donner du rêve à un public nombreux, il faut un théâtre. Comme par enchantement, cours d’immeubles, DOJO et autres parkings se transforment en théâtres de fortune, louant pour trois semaines des créneaux horaires à des prix exorbitants : jusqu’à 15 000 euros pour avoir le luxe de se produire une heure, chaque jour, dans la grande et belle chapelle du collège de la Salle.
Dormir
Une compagnie qui joue est une compagnie qui dort. Avant même de poser un pied à Avignon, les compagnies sont toutes à la recherche d’un toit. La magie du festival opère à plein : les loyers de la petite ville bourgeoise de province prennent l’allure de ceux du VIIe arrondissement de Paris.
Un beau spectacle, de beaux décors…
Jouer, mais jouer joli, avec un beau décor..qui, encore un tour de magie dans la cité du spectacle, se déplace , sur les autoroutes de France, sans facture ni garantie. Les 980 décors des 980 spectacles ont comme chaque année voyagé en voitures surchargées, en squattant les portes bagages du TGV, où grâce à des routiers sympas qui se font des extras en vendant 80 euros sous le manteau le mètre cube de camion, sans assurance casse et annulation à l’arrivée.
« Faire Avignon »: oui, se ruiner non. Alors, pour se payer les billets retours, les compagnies doivent résoudrent l’équation de la rentabilité et venir à Avignon avec des valeurs sûres : une pièce de boulevard jouée des milliers de fois à Paris comme Du Rififi à la Morgue. Rivaliser d’ingéniosité, de titres alléchants – Ma voisine ne suce pas que de la glace – d’affiches évocatrices – Faites l’amour avec un belge et son affiche rébus où le sexe de madame est associé au cornet de frites. D’autres, dans un style différent, viennent à Avignon avec un texte d’auteur célèbre ou une tête d’affiche. La brèche est étroite pour ceux qui osent encore défendre une jeune créationJouer c’est bien, communiquer c’est mieux
Une empreinte écologique délaissée
Notre compagnie une fois bien installée, doit se faire connaître et communiquer. Le Off a pour cela demandé cette année aux compagnie des 980 spectacles d’éditer 20 000 tracts : au total vingt millions ont recouvert la vieille cité. Cette abondance inconsidérée est aberrante à l’heure où les entreprises et les administrations ont définitivement changé d’attitude face aux documents imprimés. Le papier est-t-il recyclable ? L’encre est-elle nocive ? Peut-on minimiser l’empreinte carbone du transport ? La compagnie qui « fait Avignon » n’a ni le temps ni le luxe de se poser de tels problèmes. Qu’importe si le tract est imprimé en Pologne, livré à Paris puis transporté en voiture jusqu’à Avignon, tant qu’il entre dans un budget minimaliste.
Le festival OFF est le TF1 du Théâtre
Pendant ce temps, le Off se fixe comme seul critère le nombre de spectateurs. Cette année il s’est vendu 35 240 cartes off : un record qui laisse supposer un nombre record de spectateurs. En s’enfermant dans une logique d’audience, « Le plus grand théâtre du monde » du regretté André Benedetto serait-il devenu le TF1 du théâtre ? Il serait temps que le Festival Off devienne mature, et mesure son succès selon des critères plus responsables, qui ne l’entraîne pas loin des motivations de sa genèse.
Les critères du succès du festival off doivent englober les problèmes structurels qui dépassent de loin les frêles épaules d’une compagnie de théâtre. C’est bien au Festival Off qu’il appartient de penser le transport, le logement, d’affronter ces questions, d’anticiper les problèmes : Accords avec des imprimeurs locaux, réservations de résidences étudiantes vides en juillet, conclusion de contrat avec des transporteurs etc.
Il est peut-être temps que l’organisation du Off dépasse son statut de Gentil Organisateur, et prenne conscience de sa responsabilité sociale et environnementale, face aux compagnies, à la ville d’Avignon, et à l’environnement.Cet article a été édité dans le journal de l’actualité spectaculaire avignonnaise “Poursuite”, du mois d’octobre 2009.
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July 15th, 2009AvignonMa découverte du OFF
Née à Avignon, de parents venus vivre à Avignon grace au Festival je découvre en 2009, aprés avoir travaillé 10 ans dans le IN , la galère du OFF
Une cible jeune public imprévue
Du haut de mes années “spectacles dans le in associés aux soirées du In”, j’ai côtoyé un public uniquement parisien venu passé 5 jours au festival. Ce public, j’en fait aujourd’hui partie.
Le OFF: un autre monde
En amenant la compagnie Matador au festival Off, je rencontre le public de ce festival.
Un public de bouche à oreille
contrairement au IN où tout est plein le jour de l’ouverture, le public du off se recrute dans les files d’attentes des spectacles concurents.
La com classique ne fonctionne pas
Ici, pas d’achat d’espace dans les journeaux, les affiches se posent à la mains et se ficellent sur les poteaux de la belle cité.
La communication passe par une ommniprésence des artistes dans la rue.
Un jour, la compagnie a moins paradé, nous avons eu 4 personnes le lendemain, le lendemain elle a paradé 3 heures durant, et la salle fut pleine…mais combien de temps un artiste peu tenir le rythme de trois heures de parades associées à un spectacle, 21 jours…?
Un public d’acheteurs
Pour le spectacle jeune public que j’ai améné ici, le mystère de la grande seinpresse je découvre un nouveau monde, une salle pleine de programmateurs et d’acheteurs.
Le paradoxe: Un public d’amateur moins présent que le public professionnel.
Ce matin, j’ai eu une belle salle, bien pleine..mais 5 payants..tout le reste était constituée de journalistes et acheteurs, ce qui est une chance et une belle nouvelle!
Une Seinpresse sauvée
La bonne nouvelle:la grande seinpresse remboursera dignement son festival et jouera dans les CE de la France entière
Un stand au salon du théâtre entre 3000 et 15000 euros.
La mauvaise nouvelle: le festival off d’Avignon est un salon comme un autre où les stand se paient trés cher en fonction de la jauge.
Reprendre ses marques
Moi, demain, aprés le chef d’oeuvre d’Amos Gitaï dans le lieu sans pareil qu’est Boulbon, je vais voir Warlikowski dans la cour d’honneur..on ne change pas…et l’année prochaine, je saurais exactement à qui m’attendre!
Tags: Festival In, Festival Off, Le mystère de la grande seimpresse
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