Les Spectacles d’Amélie

Des spectacles contemporains bien vivants
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    July 24th, 2009AmelieAvignon, point de vue

    Quand l’histoire s’invite au festival

    Diner en VO avec Jesse Longman, une jeune metteure en scène, new yorkaise, et mes amis les plus proches dans la  cour carrée, classée , de la collection Lambert pour l’art contemporain, avec  aux platines, l’excellent Matthieu Matsa Llorca.

    L’eau, l’air , la vie..la guerre

    Le festival a comme invité l’excellent Wadji Mouhamad, qui né au Liban a fui la guerre et réside aujourd’hui au Quebec, s’en suit une programmation trés noire, trés torturée, où les auteurs notamment Warlikowski , veulent remplacer historiens et philosophes.

    Le sujet excuse t-il la non-création?

    C’est là, dans la jolie cour, que mon ami Jeff posa la seule question valable de ce festival: parler de la mort  autorise t-il à remplacer le théâtre par des conférences?

    Israël Galvan et Amos Gitai parlent tous deux de la même chose: la mort des hommes , la fin des temps. Tous deux proposent une mise en scène totalement neuve et originale. En parallèle mon adoré Warlikowski choisit de traiter la mémoire juive en Pologne..cela sonne comme mon sujet de thèse..c’est dire! et la, si la sénographie est belle , elle n’est pas neuve, elle semble volée à Ostermeir. Sur scène , j’assiste à une conférence douteuse sur la Shoah.

    L’égalité entre les morts.

    Warlikowski affirme: Un mort en vaut un autre.

    Certes, c’est joli..mais un bébé gazé vaut-il un militaire mort au combat?

    oui.

    Mais les raisons de leurs deux morts si elles ont en commun l’insupportable portent des idéologies différentes que l’historien sait distinguer pour encore plus les mettre en valeur et réhabiliter la mort de chacun.

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    L’artiste a une parole politique.

    Et il l’a toujours eu.
    Dans le spectacle Sarkophonie, Rafaele Arditti, loin de faire une caricature de notre cher président, ose réhabiliter la fonction politique du clown

    “En tordant le langage, Rafaële fait passer les discours aux aveux et  redonne ainsi au clown sa fonction politique de « fou du roi », sans pour autant être la folle d’aucun roi, mais une citoyenne pensante. Elle utilise ce que les hommes politiques ne peuvent utiliser : le pied de nez, la grimace, le grotesque, tout le sac à malice des pièges à vérités officielles. ” ( Dossier de Presse Sarkohonie)

    Il est donc possible de mettre en scène l’histoire mais l’artiste ne peut pas devenir historien. Parler d’un sujet dit  “grave” ne doit pas faire perdre de vue que la création est toujours un acte difficile qui demande gestation, réflexion et production.

    Comme le disait la jolie New-Yorkaise, it’s Hard to make art…that’s art…!

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    June 14th, 2009Ameliej'ai vu

    Week-end culture comme toujours.

     Samedi soir, perchée dans une loge trop haute à l’Odeon, ni l’inconfort, ni la longueur, 3H30, de « La Dame de Chez Maxime » ne m’ont arrêtée. Attention, chef d’œuvre, coup de maître !

    La Dame de Chez Maxime à l’Odeon : le Boulevard de luxe!

    Sivadier armé de Nicolas Bouchaud arrive à faire éclater de rire  l’Odéon blindé pendant tout le spectacle, à coups de « ciel ma femme ! » dont Feydeau a le secret.
    La Mise en scène magnifique : les célèbres portes qui claquent sont ici suspendues aux cintres, elles volent d’ailleurs comme des trapèzes et on se prend d’entrée  à cette intrigue loufoque .

    Ken Loach et Cantona font rocker la comédie

    Dimanche soir, fin de week-end dans la climatisation du MK2 Nation, pour « Le dernier Ken Loach ». Et, la , la claque, Ken Loach fait dans la comédie ! Peut être ma naissance en PACA me fait me sentir trés concernée quand il s’agit d’Eric Cantona ( Avé l’assent !!!té !)!

    Le film est barré, le personnage principal, un peu dépressif mais entouré d’une belle bande de potes ,  retrouve son premier amour au moment où il doit effectuer une vengeance burlesque accompagné d’un ange gardien sous la forme de Cantona. C’est sensible, joli et  trés drôle.

    En résumé, ce week-end, j’ai ri !

    C’est quand même agréable se voir les créateurs les plus contemporains et les plus militants s’engager complétement , sans retenue pour faire emerger du rire dans un climat où on en a bien besoin.

     

    • Où voir la Dame de chez Maxime?

    Théâtre de l’Odéon jusqu’au 25 juin- Place de l’Odéon - 6e-01 44 85 40 40.
    Texte de GEORGES FEYDEAU
    mise en scène JEAN-FRANCOIS SIVADIER

    collaboration artistique : Nicolas Bouchaud, Véronique Timsit, Nadia Vonderheyden
    scénographie : Daniel Jeanneteau, Jean-François Sivadier, Christian Tirole
    lumière : Philippe Berthomé assisté de Jean-Jacques Beaudouin
    costumes : Virginie Gervaise
    décor : Amélia Holland
    maquillage, perruques : Arnaud Ventura
    son : Cédric Alaïs, Jean-Louis Imbert
    chant : Pierre-Michel Sivadier
    travail sensible : Vincent Rouche et Anne Cornu
    assistante à la mise en scène : Véronique Timsit
    régisseur général : Dominique Brillault
    avec Nicolas Bouchaud, Cécile Bouillot, Stephen Butel, Raoul Fernandez, Corinne Fischer, Norah Krief, Nicolas Lê Quang, Catherine Morlot, Gilles Privat, Anne de Queiroz, Nadia Vonderheyden, Rachid Zanouda et Jean-Jacques Beaudouin, Christian Tirole.

     

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